Quand les milliardaires disent qu’ils « donnent tout », qu’est-ce que cela signifie vraiment ?
La richesse est-elle vraiment partie… ou est-elle simplement transférée dans une fondation familiale ?
Les allègements fiscaux et l’épargne successorale sont-ils le véritable objectif, tandis que le contrôle reste dans la famille ?
Si des enfants siègent au conseil d’administration, perçoivent des salaires et influencent les investissements, s’agit-il de philanthropie ou simplement de richesse dans un nouvel emballage ?
Et si seulement une fraction doit être distribuée chaque année, tandis que le reste s’ajoute, observons-nous la générosité… ou la stratégie ?
Donc la vraie question : la philanthropie milliardaire est-elle un don désintéressé, ou une restructuration intelligente avec de meilleures relations publiques ?
Dans la plupart des cas, l’argent ne disparaît pas, il est transféré dans des fondations familiales. Ces structures offrent d’importantes réductions d’impôt et permettent d’éviter les droits de succession. Mais voici le hic :
- La famille contrôle souvent le conseil d’administration et les dépenses.
- Les enfants peuvent percevoir des salaires et bénéficier d’avantages sous couvert d’« actions caritatives ».
- Les fondations n’ont qu’à distribuer une fraction chaque année, le reste fructifiant, souvent investi dans des projets qui profitent toujours à la famille.
Il ne s’agit pas tant de se départir de son patrimoine que de le revaloriser, en lui donnant une image philanthropique.
Dans cette perspective, la philanthropie n’est pas une fin en soi. C’est une stratégie soigneusement élaborée pour exercer une influence, un contrôle et laisser un héritage.

